Réforme des retraites

Le PS propose une réforme juste, efficace et durable, à travers 4 grandes priorités :

  • Garantir le niveau de vie des retraités, menacé par les réformes de 1993 et 2003, qui n’ont rien réglé.
  • Faire une réforme juste, en mettant à contribution tous les revenus, y compris ceux du capital; en prenant en compte la pénibilité; en maintenant l’âge légal de départ à 60 ans.
  • Faire une réforme durable, avec un financement qui pérennise notre système par répartition,
  • Des garanties collectives pour davantage de choix individuels, dans un cadre universel, solidaire et protecteur qui prenne en compte les parcours personnels

Pour assurer l’équilibre du système, il faut mobiliser 45 milliards d’euros.
Les socialistes proposent un plan complet qui permet d’atteindre l’équilibre :
1. La mise à contribution des revenus du capital
- Augmentation des prélèvements sociaux sur les bonus et les stock-options (de 5% à 38% comme le propose la Cour des comptes).
- Relèvement du forfait appliqué à l’intéressement et à la participation (de 4% à 20%).
- Application de la CSG sur les revenus du capital actuellement exonérés (en maintenant l’exonération sur les livrets d’épargne et les plusvalues sur la résidence principale) et la remise en cause de la défiscalisation des plus-values sur les cessions de filiales.
- Augmentation de 0,5% de la taxation de la valeur ajoutée, instaurée à la suite de la suppression de la taxe professionnelle de 1,5% à 2,2%, en exonérant les petites entreprises.

> Soit 19 milliards dès 2010, et 25 milliards en 2025

2. Une augmentation modérée et étalée dans le temps des cotisations patronales et salariales
- De 2012 à 2021, une augmentation de 0,1 point de cotisation salariale et employeur chaque année.

> Soit 12 milliards d’euros en 2025

3. Le Fonds de Réserve des Retraites pour faire face aux aléas sans remettre en cause le niveau des pensions
Créé sous le gouvernement Jospin, le FFR avait vocation à sécuriser les jeunes génératins d’actifs et à compenser leurs efforts depuis 2002, la droite a refusé de l’alimenter, et l’a même ponctionné dans une politique à courte vue.
Nous proposons de l’alimenter de manière régulière, par la création d’une surtaxe de 15% de l’impôt sur les sociétés acquittée par les banques.

> 3 milliards d’euros par an, avec un rendement de 4% >140 milliards d’euros en 2025.



2 commentaires

  1. Lavy wrote:

    Malgré beaucoup de critiques, je n’ai pas entendu les ténors du PS dire à M. X. BERTRAND qu’il mentait en disant que sa réforme s’appliquerait à tous les français qui bénéficiaient d’un régime de retraite spécial. Il en avait exclus les plus nantis dont il fait partie. Son argument : son métier n’est pas assujetti à la garantie de l’emploi. Mais il oubliait que d’autres, bien qu’avec des CDI, se retrouvaient au chômage car leur usine avait délocalisée sa production, ou simplement fermée parce que plus assez rentable. Cette fin de réforme fera-t-elle partie des mesures envisagées par le PS si, par chance, en 2012, il se retrouve aux commandes? Mme ROYAL avait pourtant abordé ce sujet lors de son face à face avec M. SARKOZY.

  2. FJA26 wrote:

    Une réforme des retraites faisant passer l’âge légale du départ de 60 à 62 ans sans prise en compte de la pénibilité au travail, ni de l’avis des partenaires sociaux et surtout celui du peuple. Le système français du régime des retraites sera un des plus dur en Europe et la transition est brutale contrairement aux autres pays européens…le système par répartition pointe son nez et le frère du président aussi…
    Ce président de la république signe, la fleur au stylo, des contrats commerciaux avec la Chine, pays où le droit de vote est un vain mot, où la liberté d’expression une utopie, où il n’y a en fait qu’un parti politique où les travailleurs sont sur-exploités et traités comme du bétail parfois. La réalpolitique est aveugle et finalement sans âme et la France des Lumières s’éteint ainsi peu à peu.
    Des journalistes espionnés et même visités, tandis que les conflits d’intérêts au sommet de l’état sont de plus évidents…
    La république française est mal dans sa peau tant ses principes de liberté et d’égalité sont ignorés chaque jour et sa démocratie est bafouée par ceux qui s’en prétendent les représentants.
    La sinistrose gagne du terrain au quotidien dans un pays où le lien social se rompt sous les coups de boutoirs du libéralisme économique si cher à son gouvernement actuel.
    Réveillons nous, face à cet ordre injuste !

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