Espagne: La fin du PS ?
Le PSOE n’a pas fini de panser ses plaies après l’affront qu’il a subi dimanche. 2 millions de voix séparent les socialistes des populaires au terme des élections municipales – doublées d’élections régionales dans 13 communautés autonomes. La mort politique de José Luis Zapatero, qui avait annoncé en avril son intention de ne pas briguer un troisième mandat en mars 2012, semble définitivement scellée.
Dimanche soir, le leader socialiste a cependant rejeté l’éventualité d’élections générales anticipées, comme le PP l’exige avec une vigueur renouvelée. En effet, selon son leader Mariano Rajoy, « l’Espagne ne peut pas se permettre de perdre un an de plus… »
La carte politique de l’Espagne a changé de couleur. La voilà passée du rose PSOE au bleu PP.
La droite gouvernera en Cantabrie, en Aragon, aux Baléares, à Madrid, Castille-La Manche, Valence, Castille-León, Rioja, Murcie… Seules de rares capitales de province ont résisté au raz-de-marée. Le PSOE perd Barcelone, deuxième ville du pays, au profit des nationalistes catalans modérés, et aussi, contrairement à toutes les prévisions, Saint-Sébastien, que lui ravit la gauche indépendantiste radicale basque, représentée par une coalition électorale constituée pour la circonstance.



