Grèce: Un appel à l’opposition

Le gouvernement socialiste grec a appelé mercredi l’opposition de droite au rassemblement autour des difficiles réformes structurelles demandées pour réduire l’endettement et les déficits de la Grèce, confrontée à la pression des marchés pour restructurer sa dette.

Nous invitons le principal parti d’opposition (la Nouvelle-Démocratie ndlr) à une discussion afin d’établir le cadre et le plan de travail pour aboutir aux grands changements nécessaires afin de sauver le pays, a déclaré le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou lors d’un colloque financier près d’Athènes.

La Grèce doit adopter en 2011 (bien 2011) des mesures supplémentaires –passant par des augmentations de recettes et des réductions de dépense– destinées à réduire de 6 milliards d’euros supplémentaires le déficit a indiqué le ministre.

Outre la fonction publique, et une grande réforme fiscale pour assurer les rentrées d’impôts, la Grèce devrait aussi s’attaquer à une réforme de sa justice, et du système de santé, le tout signifiant un programme qui risque de s’étaler au delà du mandat de l’actuel Premier ministre Georges Papandréou, selon les souhaits émis par les créanciers du pays, UE et FMI.

Le mandat de M. Papandréou court jusqu’en octobre 2013.

Les citoyens grecs aimeraient une grande alliance des partis politiques autour de ces développements à venir a dit M. Papaconstantinou.

Pour la réforme fiscale, la Grèce est au milieu du gué. Cela ne prend jamais moins de deux ans de changer la façon dont sont imposés les gens, a dit M. Papaconstantinou.

Parmi les mesures d’économie envisagées à plus long terme, il a cité le non remplacement des fonctionnaires quittant la fonction publique. Jusqu’à présent, un sur cinq partant en retraite était remplacé.

Il y aura ainsi une réduction de 150.000 fonctionnaires au cours des années à venir a dit M. Papaconstantinou sans exclure des licenciements dans le secteur public.

Quand on supprime des organismes publics, il est possible d’avoir des licenciements (…), a dit M. Papaconstantinou.

Au sujet des privatisations, il s’est contenté de dire que le gouvernement commencerait par les quelques sociétés qui sont déjà cotées en bourse.

L’objectif du gouvernement grec est d’engranger 50 milliards d’euros de recettes de privatisations d’ici 2015, afin de réduire la dette du pays.

Comme ils l’ont fait au Portugal avant d’accorder leur aide, les créanciers du pays, FMI et Union européenne ont fortement encouragé les partis grecs à faire alliance autour des réformes, mais jusqu’à présent les réponses ont été plutôt négatives de la part de la Nouvelle Démocratie, principal parti d’opposition. Son leader Antonis Samaras doit également intervenir au cours de ce colloque mercredi soir.

Source: Romandie News (AFP)



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