Modem: L’offre de Bayron divise le PS.
Nous retrouvons dans le Figaro un analyse de la proposition de Mr Bayrou au PS:
« Effet limité pour l’opération séduction initiée par François Bayrou. Son offre de dialogue public pour construire le camp de l’alternance pour préparer 2012 n’a pas fait bouger les lignes au sein du PS. Il n’a convaincu que les socialistes déjà favorables à une alliance avec le centre. Sans surprise Vincent Peillon qui est partisan d’une entente allant du PC jusqu’au MoDem, a salué «cette nouvelle alliance». «Il faut changer le logiciel de la gauche, être ouvert, c’est l’intérêt de travailler avec François Bayrou et ses amis» souligne-t-il. L’eurodéputé espère voir naître des échanges courtois et regrette le duel verbal auquel se sont livrés Martine Aubry et François Bayrou au cours du week-end. «Il va falloir apprendre à se parler autrement, pas par admonestations via médias interposés», proteste Vincent Peillon alors que François Bayrou a comparé Martine Aubry à une surveillante générale. Autre socialiste enclin à une alliance avec le centre à se réjouir de ce dialogue, Manuel Valls . «Il faut dialoguer pour bâtir un contrat présidentiel de quinquennat», plaide le député de l’Essonne. Le candidat aux primaires socialistes voit même des alliances possibles dès les régionales de 2010 . Si le MoDem renonce à ses alliances à la carte, tantôt avec la gauche ou l’UMP, «un pacte de gouvernement des régions avec le mouvement centriste serait une bonne formule».
Cambadélis dénonce une «OPA»
Les sceptiques n’ont eux pas du tout été ébranlés par le discours de la Grande Motte. Pour Benoît Hamon «s’allier avec le MoDem, ça serait faire une soustraction». «Nos partenaires de gauche n’accepteraient pas l’alliance avec un parti qui continue à siéger au groupe libéral européen qui, lui, démantèle les services publics». Le MoDem reste «à bien des égards un objet politique difficilement identifiable et doit se clarifier», tranche le porte-parole du PS. »
S’allier à un homme de droite, est ce l’ouverture, la fin du ps ? Comment croire qu’un ex ministre d’un gouvernement de droite puisse effectué un virage aussi serré autrement que pour des raisons purement électoralistes ?


