Dominique Strauss-Kahn: l’absent
C’est amusant la politique. Dominique Strauss-Kahn, l’unique absent de poids de l’université d’été du Parti socialiste, est sur toutes les lèvres. La dilution des courants, la pacification du PS – dont le mérite revient à la première secrétaire – n’empêchent pas certains lieutenants de Dominique Strauss-Kahn de s’agiter. Mais comment parler de DSK, de son solide élan « sondagier », sans rompre le pacte de stabilité qui enveloppe le parti sur les quais indolents du vieux port de La Rochelle ?
Pierre Moscovici, député du Doubs qui se voit candidat aux primaires « si Dominique n’y va pas », appelle les siens à défendre les chances de celui qui fait un malheur dans les enquêtes de la semaine (59 % face à Nicolas Sarkozy selon le TNS SOFRES du Nouvel Observateur ) : « Il faut nous structurer, nous organiser pour constituer une force incontournable dans le Parti socialiste. Dominique Strauss-Kahn est aujourd’hui le président que les Français souhaitent. »
« Nous sommes à dix-huit mois de l’élection présidentielle, à neuf mois du dépôt de candidature aux primaires, l’heure est au rassemblement, assure Jean-Marie Le Guen, autre député de Paris. Dominique Strauss-Kahn représente un espoir pour une grande majorité des socialistes et des Français, c’est un atout formidable, mais respectons le calendrier, les échéances. » « Si on n’est pas capable de résister à cette pression, ce n’est pas la peine de se présenter à la présidentielle », renchérit Jean-Christophe Cambadélis.
Source: La Voix du Nord



